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| 560 pages Parution : 2020 |
Un peu de l'histoire :
À la suite d’un attentat en métropole où elle s’est distinguée, Angélique Blakaman, adjudante de gendarmerie, obtient une affectation à Maripasoula, en Guyane, là où elle a grandi. Elle revient marquée, changée, et doit affronter un territoire qui n’est plus tout à fait celui de son enfance : une ville-frontière animée par les trafics, les commerces, les lieux de nuit, et le va-et-vient des garimpeiros qui descendent des sites d’orpaillage.
Très vite, une disparition met le feu aux poudres. L’enquête entraîne Angélique loin des routes et des certitudes, au cœur du Haut-Maroni, là où vivent des communautés amérindiennes, et où s’affrontent des intérêts contradictoires : orpailleurs qui grignotent la forêt et les rivières, évangélistes en quête d’influence, autorités locales débordées, et familles prises entre traditions, peur et nécessité.
Angélique n’est pas seule : elle compose avec le capitaine Anato, et avec un terrain qui impose ses propres règles — distances, fleuve, forêt, rumeurs, loyautés mouvantes. À mesure que l’enquête progresse, ce qui semblait n’être qu’un fait divers révèle un enchevêtrement de tensions : luttes de pouvoir, violences invisibles, et fractures profondes entre ceux qui exploitent le territoire et ceux qui y vivent.
Le roman suit cette enquête comme une descente dans une Guyane à la fois très concrète et traversée de forces plus anciennes, où le réel et les croyances cohabitent, et où chaque pas vers la vérité oblige Angélique à affronter ce qu’elle est devenue.
A mon avis :
J'aime bien l'univers de Colin Niel habituellement. J'ai déjà eu cependant l'occasion d'évoquer ici, quelques travers qui gâchent parfois la lecture de certains de ses romans.
Et c'est encore le cas pour "Sur le ciel effondré"... cette tendance lourde à vouloir faire passer des messages socio-politiques au travers de ses écrits empêche l'action de s'écouler fluidement. C'est peut-être même encore plus fort que dans les autres romans de sa série amérindienne.
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Interview de Colin Niel :

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